Le bureau

La fondation Hijiri Shakuhachi a été créée en octobre 2017.

Le bureau est composé de

Présidente : Hélène Codjo
Vice-Président : Sjon van der Tol
Secrétaire : Greet van Keulen
Trésorier : Barry Mildner


Hélène Codjo, présidente

En tant que flûtiste, j’ai toujours été intéressée par les flûtes du monde. La première fois que j’entendis le son du shakuhachi, c’était sur un CD de Yamaguchi Goro et cela me toucha profondément. J’ai écouté le CD en boucle, encore et encore. J’espérais pouvoir avoir un jour l’occasion d’apprendre à jouer de cette flûte. Cela se réalisa bien plus tard, lorsque je commençai à suivre les cours de Daniel Seisoku Lifermann au sein de l’association française La Voie du Bambou, ainsi que, depuis 2006, l’enseignement de Fukuda Teruhisa. En janvier 2013, Fukuda Teruhisa me décerna le diplôme de Jun Shihan et me donna le nom Seiyu 聖 優 (sagesse de la gentillesse), puis en novembre 2015, le diplôme de Shihan (maître).

Je joue et j’enseigne le shakuhachi aux Pays-Bas et à l’étranger.

Plus d’informations sur mon site web : www.fluitshakuhachi.nl et mon blog www.hijirishakuhachi.com


Sjon van der Tol, vice-président

Tout a commencé un jour pluvieux d’automne, il y a quelques années. J’étais en train de regarder des vidéos musicales sur YouTube et je tombai en arrêt devant un film où quelqu’un jouait du shakuhachi. C’était une vidéo de Matama Kazushi jouant Koku. J’ai regardé cette vidéo au moins dix fois de suite. Je n’avais jamais entendu parler du shakuhachi, mais je fus immédiatement conquis. Bientôt, j’avais googlé un prof. Étant habitué aux instruments de musique occidentaux et à leur intonation rigide, il s’avéra que cette flûte pouvait tout faire, en matière de couleurs de son, intonation, volume, etc. C’est ce qui me plaît tant dans la musique pour shakuhachi. C’est une autre dimension musicale. Mais ça ne vient pas tout seul. Le shakuhachi est un instrument difficile à jouer et récalcitrant. Mais quand il en sort quelque chose… C’est un miroir de soi-même : moins on en fait, mieux ça marche. Ça se comprend que cette flûte était et est toujours tellement appréciée dans la pratique du Zen.


 Greet van Keulen, secrétaire

Il y a une vingtaine d’années, je vis un shakuhachi dans la vitrine du magasin de musique Albersen à La Haye. Je l’achetais immédiatement, étant déjà enthousiasmée par le CD de Kohachiro Miyata. Il s’avéra après coup s’agir d’un shakuhachi en bois, de taille 1.6, mais malgré tout une flûte correcte pour commencer. Je n’arrivais pas à en sortir un son et je me promis d’essayer plus tard.

C’est seulement en 2016, après avoir cherché un peu à droite et à gauche, que je rencontrais Hélène Codjo. Maintenant que je travaille moins et que j’ai plus de temps libre, j’ai décidé de me consacrer à l’apprentissage du shakuhachi. Un projet pour les vingt prochaines années, me suis-je promis à moi-même. C’est génial d’être à nouveau engagée dans un projet musical ; souffler dans le shakuhachi me rend heureuse et la route qui y mène est ce qui compte.

Les différentes sonorités, la concentration, la frustration, le lâcher-prise et par-dessus tout, le plaisir de jouer les magnifiques honkyoku : un nouveau monde à découvrir.


Barry Mildner, trésorier

Elle chuchote, chante, murmure,

clapote, bruisse, siffle, piétine, s’essouffle, sanglote.

Elle se lamente, prie, loue, pleure, acclame et contemple.

Elle est aliénante, chaleureuse, réconfortante, proche, insaisissable.

Juste une flûte. Mais aussi la vie elle-même, devenue son.